15 février 2012
C’est malheureusement bien connu, les informations concernant des «scandales» obtiennent une bien plus grande attention dans les médias, puisqu’elles permettent d’atteindre un public beaucoup plus large. L’économie carnée en a aussi fait plusieurs fois l’amère expérience, surtout lorsqu’on pense aux différents exemples du passé plus ou moins éloigné. Et comme on se trouve généralement dans une situation de départ très difficile, il n’y a le plus souvent plus vraiment moyen d’agir, il ne reste plus qu’à réagir.
On ne peut donc que se réjouir d’autant plus lorsque des messages positifs trouvent le chemin des médias en ce qui concerne l’économie carnée. C’est en particulier ce qui est arrivé récemment par exemple – mais ils ne sont de loin pas les seuls – à Urs Doggwiler qui, dans le cadre du Carnaval de Lucerne, a été sélectionné comme «Rüüdige Lozärner 2011» (sorte de roi du carnaval) ou à Stefan Schlüchter auquel la «Berner Zeitung» a consacré un article sur le développement extraordinairement réjouissant de son entreprise – nos sincères félicitations. Ces deux maîtres bouchers sont ainsi parvenus à éveiller dans la population des sympathies envers l’aliment viande et à créer par là même un capital de confiance. Ils se situent ainsi exactement dans la ligne de l’UPSV qui s’est fixé pour objectif d’améliorer, avec les moyens dont elle dispose et à moyen terme, l’image de notre branche qui n’est pas toujours la meilleure. On sait que, pour y parvenir, il faut avoir recours aux personnes les plus compétentes qui donnent ainsi l’exemple. C’est aussi ce que montrent les efforts entrepris jusqu’ici par l’UPSV avec des articles sur certaines boucheries-charcuteries qui permettent de communiquer à la population une attitude de base positive envers l’aliment viande. D’autres activités sont prévues dans le même but puisque nous voulons mettre en avant les professionnels exemplaires de la branche par l’intermédiaire des médias électroniques.
Car soyons honnêtes, ce n’est que si les consommateurs sentent qu’il est justifié de faire confiance à notre branche qu’ils vont continuer à se tourner vers le plaisir de consommer de la viande, et cela malgré les annonces de «scandales» que l’on ne pourra pas éviter à l’avenir. Et comme cette confiance ne nous tombe pas «toute cuite» dans la bouche, l’UPSV, tout comme l’ensemble de l’économie carnée, ne pourront pas éviter de s’engager et de s’investir sur le long terme. Mettons-nous donc au travail sans plus tarder!
Ruedi Hadorn (lz)


